24 Mar 2020 | 2

Qu’est-ce qui vous émerveille ces temps-ci ? (Les ChroCo #12)

Pulmonaires de Mornant, en pensée pour les malades

Qu’est-ce qui vous émerveille ces temps-ci, dans cette période troublée, source d’anxiétés mais aussi de questionnements ? C’est la question que la coach Brooke Castillo (dont je vous ai mentionné les podcasts salvateurs, dans la chronique #9) a décidé de poser ces derniers jours aux coachs qu’elle forme. Une question simple mais puissante et inspirante, comme je les aime, et que je vous pose à mon tour : qu’est-ce qui, ces derniers jours, vous a émerveillé·e·s dans cette vie confinée ou, au contraire, à bosser dans un pays étrangement arrêté par ailleurs ? Voici mes réponses : 

* La créativité, le soir, sur les balcons, à 20h : inspirés par un voisin, on a sorti poêle et cuillère en bois pour taper en rythme. Et le mini djembé est de la partie aussi dorénavant !

* Le nombre de pets que peuvent faire mes fils dans la journée (un drôle d’émerveillement, je vous l’accorde !),

* Le calme, la détente et la fantaisie dont j’arrive à faire preuve tous les jours (ça compense les nombreux moments d’impatience et de colère…),

* L’humour de mes enfants, qui se décline de la lourdeur la plus totale à une finesse qui me laisse parfois admirative,

* La capacité à prendre des fous rires qui durent (mon pré-ado) et à rire aux éclats, de nombreuses fois par jour (chacun de nous),

* Les informations dont mes enfants me font part, parfois extrêmement pertinentes, liées à l’actualité ou pas, glanées sur les réseaux sociaux (par mon pré-ado) ou YouTube (où on apprend des trucs incroyables : saviez-vous qu’un bus roule aux excréments humains au Royaume-Uni ?!…),

* Le bonheur d’une simple chanson qu’on écoute ensemble, au hasard de la programmation de la radio ou via Apple Music, dans l’une de nos playlists, et qui fait immédiatement se trémousser tout le monde, 

* La politesse qu’on maintient entre nous (moins dans les moments de crise, évidemment),

* Le bonheur répété de la lecture : le soir sous la couette, pour tout oublier ; en journée ensemble quand on y arrive,

* Le pouvoir d’un bon repas, d’une nourriture réconfortante : crique aux pommes de terre, cookies au chocolat (ma recette arrive !), fenouil rôti et quinoa (ça, c’est pour moi seule), sandwiches à la charcuterie (merci les reste du Capot !), crêpes (le meilleur des classiques, non ?), salade de betterave et mâche du marché (peut-être la dernière avant un bail..),

* Astrapi (un magazine du groupe Bayard Presse, pour les 7-11 ans), qui, 40 ans plus tard, m’apporte toujours autant de bonheur : le dernier jeu à découper, et qui consiste à gérer une ville, fait le bonheur de notre deuxième semaine de confinement,

* Qu’une partie de la nation (confinée) soit soutenue par une autre (soignante, nourrissante, sécurisante) : ça me paraît aussi injuste (pour ceux qui doivent sortir travailler) qu’incontournable,

* Que la capacité à être dans la gratitude et l’émerveillement détente tant mon corps et mon esprit,

* Avoir envie d’écrire, day in, day out (chaque jour que le bon dieu fait) ces chroniques !

* La nature qui nous offre un début de printemps (ma saison préférée) magnifique, les oiseaux qui chantent, tranquilles et confiants (je crois).

I could go on and on! Je pourrais continuer à ajouter sans fin à cette liste… Dieu que ça fait du bien : essayez donc pour voir ! Et partagez donc vos émerveillements dans les commentaires : je les lirai attentivement.

Take care, stay healthy & stay in!

NB : La ressource du jour est le réseau d’achats directs auprès des producteurs La Ruche qui dit Oui. Des ruches existent sur tout le territoire français et, à l’heure où la plupart des marchés ferment, il est bon de pouvoir continuer à consommer frais et local et à soutenir nos producteurs locaux, dans le respect des règles sanitaires.

Postambule : Partant du principe que les angoisses se gèrent mieux quand elles sont écrites (en ce qui me concerne, en tout cas !), et craignant le confinement à venir et toutes les conséquences humaines, économiques et sociales du coronavirus, j’ai décidé d’écrire sur mon blog, tous les jours de cette période anxiogène, une chronique, plus ou moins longue.

Sans prétention littéraire, sans même vous garantir qu’elle reposera sur des faits réels. Juste des mots posés, pour me faire du bien, et peut-être à vous aussi. Avec une jolie photo en illustration pour ne pas oublier la beauté du monde qui nous entoure.

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2 comments

  1. Emmanuelle dit :

    mes émerveillements : les fleurs qui colorent l’espace, le ciel étoilé, les couleurs au lever et coucher de soleil, les poèmes partagés avec mes filles, nos éclats de rire même tous séparés, la générosité de la terre qui nous nourrit, l’eau qui coule et nous abreuve

  2. Anne-Liesse dit :

    Merci, Emmanuelle. Je me réjouis en lisant ta liste : quel bonheur de pouvoir partager les émerveillements des autres !

    La nature ne cesse de nous émerveiller : cette crise mondiale serait-elle un moyen de nous permettre de ne plus jamais l’oublier ? Traverser cette crise alors que le printemps explose autour de nous prend-il un autre sens que si cela avait lieu en hiver ? En tout cas, je sème, coupe, arrose, même sur mon petit balcon. Et toi ? J’imagine que tu es à la campagne…

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